CABRIERES en cœur d’ Hérault vous n’y viendrez pas par hasard

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Mine de Pioch Farrus

La mine de Pioch Farrus

pioch farrus 1 L’étude du secteur minier de CABRIERES revêt un caractère déterminant pour comprendre l’histoire de la métallurgie en France. Les plus anciennes mines de cuivre de notre pays y ont été découvertes. Plus d’une dizaine de points d’extraction de minerai de cuivre datant du Chalcolithique et du Bronze ancien ont été recensés. La mine de Pioch Farrus découverte en 1983 est exceptionnelle à bien des égards de par son parfait état de conservation qui permet de préciser les techniques d’extractions et les procédés utilisés par les métallurgistes du cuivre. Cette mine de Pioch Farrus, datée du Néolithique final vers le milieu du 3ème millénaire avant notre ère, est donc plus vieille encore. L’autre intérêt est lié au parfait état de conservation des travaux d’extractions Gallo-Romains datés du 1er siècle avant notre ère et du 1er siècle après notre ère.

Il y a 5000 ans (3000 ans avant j.c.) les peuplades néolithiques languedociennes vont utiliser pour la première fois le métal. Le cuivre va, peu à peu, s’imposer pour la fabrication des poignards, haches, alènes et autres perles. Cabrières est un des plus précoce centre français de production de cuivre. Outre les nombreux puits de mine, répartis en quatre secteurs d’exploitation, la découverte et l’étude des ateliers de traitement et de fusion du minerai en font un complexe métallurgique unique en Méditerranée occidentale. La mine de Pioch Farrus, seule accessible au public, regroupe un ensemble de travaux, préhistoriques, romains et du XIXe siècle. Dans le local d’accueil, semi-enterré, se trouve le départ de la galerie de visite, autant dire que de l’extérieur on ne voit quasiment rien de la mine ; Comme dans les grottes aménagées tout se passe sous terre. La visite guidée débute par la présentation, dans le local d’accueil, des vitrines consacrées à la métallurgie et à la vie quotidienne au chalcolithique. On pénètre dans la mine par le travers-banc taillé dans du schiste du Viséen, le boisage est une reconstitution en châtaignier et en chêne de l’installation du XIXè siècle. Après le passage de schistes on débouche dans le massif de dolomie, calcaire de l’âge primaire (environ 400 millions d’années), qui renferme les filons de quartz minéralisés en cuivre et dans lequel se développe la mine proprement dite. Les premiers travaux antiques rencontrés sont d’époque romaine. Ils donnent une bonne idée des conditions de travail de cette époque. Obscurité, humidité, exiguïté et manque d’aération sont le lot quotidien des mineurs qui accédaient à ce secteur par une descenderie de 17m par laquelle arrive encore un maigre jour de la surface. Les filons de cuivre, exploités par les romains, repris par les travaux récents, sont bien visibles. Plus loin les travaux suivent exactement le pendage et l’épaisseur variable du filon. Ces travaux ont été réalisés à partir de la surface où se trouvent les anciens puits d’accès actuellement comblés. Au plafond on distingue les restes du filon de quartz non minéralisés. L’étroitesse des galeries permet d’imaginer les difficultés du travail à la lueur des torches. A l’extrémité nord les trois principales périodes d’exploitation se recoupent. Une descenderie romaine, avec ses marches taillées dans le rocher, a recoupé un puits préhistorique avant d’être elle-même perforée par le travers-banc XIXè. Devant le portillon qui isole les secteurs non aménagés du grand filon une présentation des techniques de taille caractéristiques des trois périodes d’exploitation permet de mieux comprendre les traces visibles sur les parois : fourreaux de barre à mine du XIXè siècle ; scarifications claires des pointes de burin romain et parois parfaitement lisses taillées au marteau en pierre préhistorique. Il ne reste plus qu’a refaire la visite en sens inverse pour retrouver le monde extérieur.

pioch farrus 2 Racheté par la commune suite à la disparition de Jean Luc Espérou, les études d’aménagement et de mise en conformité permettront bientôt de rouvrir ce site exceptionnel à la visite.

En 2008 Jean Luc Espérou, écrivit un magnifique livre sur l’histoire de cette mine et son aménagement que vous pouvez vous procurer auprès des éditions PRO BAETRIS.



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